Le Monde est Beau !

Le Monde est Beau !

fleur d'oeillet
Le beau se cultive en Soi !

Le monde est beau !

Le monde est beau, dès lors que mes yeux le voient beau ! Comme si mon Être au travers mon regard justement, avait la capacité de mettre un filtre qui me laisse observer partout, le merveilleux.

Le monde est beau et cultive le beau.

Et pourtant, il est clair que les conflits existent, que des guerres éclatent en certains endroits et que des drames pointent le bout de leur nez ou se profilent par moment dans certains espaces…

Le monde est beau, j’en suis la créatrice, le créateur, je le sais. Je le sais dans ce sens où il est en moi et que je le projette autour de moi ! Ce monde…
Yeux
Le regard sur le monde

Certains ne sont absolument pas de cet avis, certains disent le contraire. Ils trouvent le monde agressif, tordu, décevant. Ils se confrontent à ses problèmes quotidiennement et en retirent de la colère, de la rage, de l’injustice profonde !

Il m’arrivent à moi aussi d’observer des choses qui me dérangent, des choses qui viennent à ma rencontre et qui me heurtent. Je ne vis pas non plus dans une grotte où j’aurais décidé de m’isoler pour ne rien ressentir! Alors pourquoi malgré tout je vois le monde si beau ?

Aussi loin que je me souvienne et à chaque fois que j’observais, que j’entendais des drames, je pleurais. Je pleurais à chaudes larmes, me demandant d’ailleurs pourquoi j’étais autant affectée, pour quelque chose qui ne me concernait pas. J’ai versé des litres de larmes sur la torture animale qui me touchait profondément, sur l’esclave, sur l’injustice et la violence à l’égard des femmes… J’ai ressenti cette douleur comme si elle était la mienne. Pendant longtemps malgré tout, il y avait en arrière plan, de la colère. De la colère contre cette injustice. Comment certaines personnes pouvaient elles agir de la sorte ?

Eh puis, il y a eu ces images. Fugaces au départ, presque irréelles, sans doute fruit de mon imagination ! Eh puis il y a eu les concordances, les rencontres, qui ont suscité de nombreuses interrogations, et amenées des reliances.

Quelles sont donc justement ces images qui viennent, depuis si longtemps ? Des bribes, des pans entiers, des scènes qui se rejouent avec une précision déconcertante… Des fragments de vie, qui laissent des impressions si réelles et qui surtout se relient parfaitement à cette vie ci, aujourd’hui, donnant alors des éclaircissements, des réponses.

Preuves de ma muti-dimentionnalité, résurgence d’autres espaces temps, vies parallèles…

Il s’agit bien de cela !

De mes nombreuses vies, j’ai retiré de nombreuses expériences ! Comme tout le monde ! Des expériences où je me vois par exemple appartenir aux hordes barbares, qui dévalent les plaines pour massacrer tout ce qui vit. Où je me déplace parmi les complots pour assurer ma domination avec tant d’autres. Où je suis homme sans vergogne qui profite honteusement des femmes. Des expériences, oh combien nombreuses parmi mes frères de sang noir, où je suis esclave et où j’endure les sévices…

Ces expériences me montrent en multitude, et en boucle, comment tour à tour j’endosse le costume, victime/bourreau, ou bourreau/victime selon le choix !

Alors si je me replace dans mon contexte actuel, qu’est ce que j’y vois ? Qu’est ce que j’y comprends surtout ?

La vie, les vies, sont telles des pièces de théatre, des pièces où nous choisissons des rôles, des expériences et des partenaires de jeux. Je suis Reine, ou misérable ! Peu importe ! Rien n’est vrai et en même temps, tout est vrai !

Rien n’est vrai dans le sens où ces expériences ne sont pas ce que je suis vraiment ! Je suis une actrice, il ne me vient pas à l’idée de me confondre avec mon personnage ! Je suis plus que cela, je suis même au-delà. Et vouloir me ramener à seulement ça, est par trop réducteur, enfermant, annihilant ! Rien n’ai vrai parce qu’à tout moment je peux choisir un autre rôle, une autre mise en scène, je peux claquer la porte et décréter que la réalisation ne me convient plus ! Je peux devenir d’un seul coup quelqu’un d’autre, de différent, et même d’opposé ! Je peux prendre mon sac et aller vivre à l’autre bout du monde, une autre vie. Qui m’empêche cela, en réalité ?

Je disais donc, rien n’est vrai ! Et pourtant, en même temps tout est vrai ! Par ce que ces expériences, toutes ces expériences, ont une action, un effet. Elles définissent un bout de moi, d’un certain point de vue. Lorsque je décide d’être ça et pas autre chose, lorsque je prends cette option là et pas une autre, je fais un choix, d’où découlent d’autres choix. Et je vis d’autres expériences qui sont en rapport avec ce choix premier et qui modèlent ma réalité, mon environnement.

Que m’ont amenées alors ces visions, ces retours ? A quoi servent-ils ?

Ils m’ont amenée la certitude que j’ai mainte fois endossé le costume de bourreau, même si dans cette vie ci je suis plutôt dans l’amour de mon prochain ! Et que ces rappels, en corrélation avec les souffrances que je peux observer dans mon monde d’aujourd’hui, sont un moyen de laisser venir les émotions qui seraient rester en suspens et qui ont besoin d’être ressenties avec tout mon être. Tout simplement pour les guérir, et laisser aller l’énergie bloquée. En même temps ces souvenirs me font pointer du doigt que nous sommes un, et que les bourreaux que j’observe aujourd’hui viennent en résonance avec ceux que j’ai pu être. Et là c’est véritablement un travail de pardon, à moi même et par voix de conséquence aux autres, que je peux faire.

A chaque fois, que l’on agit de la sorte, que l’on se laisse simplement traverser par l’énergie qui vient à nous, par l’émotion qui nous submerge, en acceptant de la vivre dans tout notre corps si cela est nécessaire, de la pleurer, de la crier, on laisse partir la charge, qui s’y rattachait, on se libère d’un poids. Et peu à peu, on finit par être de moins en moins confronté à des situations, des scènes qui nous heurtent profondément. Nous guérison petit à petit.

Lorsque qu’au contraire on condamne les autres sans arrêt, c’est un peu comme si on refusait de voir le bourreau que nous avons été et de lui pardonner. Nous nous accablons sans cesse et inconsciemment nous accablons l’autre. Nous refusons de voir qu’en notre sein perdure de la colère, du drame, de la souffrance. Nous la voyons au bout du monde et nous refusons de faire le rapprochement avec ce que nous portons ! Nous sommes si convaincus, nous voulons tellement prouver à tous que nous avons plus raison que ceux qui ont tord… Que notre point de vue prévaut sur celui des autres, alors que justement le point de vue est bien lié au regard que nous portons sur les personnes et les situations. Et que ce regard est lui même lié à l’histoire que hébergeons dans notre être.

Tout est une notion d’énergie et de vibration. Les pensées, les émotions peuvent provoquer de véritables nœuds qui se transposent de générations en générations, de mondes parallèles en mondes parallèles, elles peuvent se cristalliser dans nos corps si nous oublions de les écouter et dans prendre soin.

L’autre et c’est ainsi que l’on peut prendre conscience que les pièces de théatre que nous jouons ne sont pas innocentes, est là pour nous montrer qui nous sommes et ce qui se trame dans tous nos espaces. Il nous apprend à nous connaître. L’autre d’ailleurs, ne nous est souvent pas inconnu, puisque nous passons de vies en vies avec des êtres que nous connaissons par cœur. Des êtres avec qui par amour, bien avant notre incarnation, nous mettons en place des rencontres, nous tissons des trames.

Alors, nous sommes Un et le monde est beau ! Il est déjà Beau ! Il nous appartient seulement de le reconnaître et d’apprendre à le voir.

Apprendre à voir le beau en écoutant qui nous sommes, sans fausse modestie et avec bonté, ettolérence, apprendre à voir le beau, dans nos soit disant erreurs, apprendre à voir le beau dans l’autre et dans sa différence, apprendre à voir le beau même les jours de pluie, même les jours de larmes…

Le beau attend que nous parlions de lui et que nous l’honorions.

Nathalie Cariot

Création Web MG Records