Consultation des Mémoires Akashiques

Consultation des Mémoires Akashiques

Pourquoi consulter les annales akashiques? Pour avoir des informations utiles pour notre vie d’ici, sachant que cette dernière est intimement liée à toutes les autres. Voilà ce que je vous propose. La vie est un puzzle, qui s’assemble au gré des expériences et nous sommes nous même une pièce, un élément fondamental du grand Univers, notre rôle étant de jouer notre mélodie propre. L’ensemble formant une symphonie.

Consultation sur place ou par téléphone.

Je vous partage ici l’une de mes expériences personnelles! Lorsque remontent les mémoires…

Samedi 5 mai. Réveil avant 4 heures.

Je connais maintenant depuis longtemps ces réveils qui sont pour moi l’occasion de communiquer, d’entrer en relation avec d’autres dimensions, d’autres Êtres, et de consulter les mémoires Akashiques.

Ce matin là donc me viennent des images, qui arrivent pour préciser des informations que j’ai déjà régulièrement, depuis plusieurs mois et qui concernent des vies d’esclavages que j’ai traversées.

Cette nuit, j’ai des images de fers aux chevilles et aux poignets, ainsi que la vision d’un cheval magnifique, type espagnol, monté par le Maitre.

Il y a quelques jours, j’ai déjà eu d’autres informations concernant ce Maitre, il s’agit sans doute de précisions. J’ai fini estropiée, parce que j’ai été frappé par un bâton lancé avec une extrême violence, au niveau de la jambe gauche, tandis que je tentais de m’enfuir. Le handicap que j’ai alors supporté par la suite m’a empêcher de danser la Capuera et j’en ai retiré à cette époque une immense colère…

Ces éléments entrent en résonance avec des faits dans ma vie d’aujourd’hui. Faits qui s’assemblent comme des pièces de puzzle depuis de nombreuses années, même si au départ, je ne voyais strictement rien.

A six heure je me lève et je décide de prolonger l’expérience, grâce à l’écriture intuitive.

Voilà ce qui en ressort…

Elle s’approcha du cheval qu’elle connaissait si bien. Les longues heures passées à ses cotés, à entendre son souffle, couchée dans la paille fraiche là où personne ne serait venu la chercher, avait fait de lui son meilleur compagnon. Le seul pour ainsi dire. Le seul qui pouvait comprendre, le seul qui ne jugeait pas, le seul dont l’empathie était telle, qu’elle lui apportait toujours un immense réconfort.

Aujourd’hui, le maitre avait du s’absenter, quitter sa monture qui semblait visser sur son séant la plupart du temps, pour quelques heures. Quelques petites heures, juste pour elle et lui. Quelques instants de liberté qu’elle pourrait grappiller comme ça, sans que personne d’important ne le sache. Les autres, les comme elle, la couvrirait de toute façon si cela était nécessaire ! Eh puis elle irait, là où on ne la verrait pas, galopant à perdre haleine, pour revenir ensuite, avec un peu de joie. De cette joie, qui vous fait vous sentir vivant, l’espace d’un instant, si court soit il. Où elle serait loin de tout, loin des Maitres, des Autres, de sa mère, cette mère qu’elle aimait tant et avec qui elle partageait tous ses souvenirs de terre d’Afrique. Cette mère qui pourtant sans qu’elle ne sache vraiment pourquoi la ramenait sans cesse à sa condition de misère, supportant comme un joug leur enfermement. Cette mère qu’elle soutenait sans relâche, comme si c’était la seule mission qu’elle pouvait décider et qu’elle s’imposait…

Elle sortit donc le beau cheval bai, sans faire de bruit, contourna les bâtiments et s’éloigna de la propriété. La plupart étaient déjà dans la plantation, affairés à leur labeur quotidien. Le contremaitre, lui aussi avait d’autres chats à fouetter, que de s’occuper d’elle. Son absence passerait inaperçue et elle serait largement rentrée pour le déjeuner.

Le cheval semblait toujours être de connivence, comme si ces escapades étaient aussi pour lui une sorte de bouffée d’oxygène. Non pas que le Maitre le traita mal, au contraire, son fier destrier avait plus d’importance à ses yeux qui n’importe qui. Mais sans doute l’animal était il lassé de ces jours interminables, à arpenter la plantation, dans tous les sens, à faire sans cesse les mêmes trajets, à se poster aux mêmes endroits, pour les surveiller. Tout compte fait, elle trouvait que le cheval lui ressemblait. Il était un esclave, comme elle.

Lorsqu’elle arriva à terrain couvert, là où elle ne risquait plus rien, elle accrocha la longe au licol et se mit sur son dos prestement. Elle ne pouvait d’ailleurs s’empêcher de sourire, en se voyant ainsi fièrement installée. Elle aurait voulu pouvoir lui dire, lui montrer, à cet homme cynique et arogant qui croyait dans toute sa splendeur de parvenu être le seul à pouvoir monter ce magnifique cheval, elle aurait voulu pouvoir lui dire : Regarde ! Je suis meilleure cavalière que toi ! Mais elle était une esclave… Et dans la plantation, les esclaves, marchaient sur leurs deux jambes.

Comme à chaque fois, elle profita, savoura même ces quelques heures uniques, précieuses, rien que pour eux. Rien que pour eux ! Consciente que dans sa triste vie, il pouvait malgré tout y avoir des instants de joie et de plénitude immense.

Eh puis elle rentra, tranquillement.

Alors qu’elle se rapprochait au petit trot des bâtiments, aussi silencieusement que possible, juste avant de mettre pied à terre, le fouet claqua soudain, surpris le cheval qui se cabra et elle se retrouva au sol, sans comprendre ce qui lui arrivait.

Il était là ! Elle ne savait pas pourquoi, mais il était là ! Une colère froide comme il en avait le secret l’avait envahi, il la regardait d’un air si méprisant qu’elle su à cet instant qu’elle avait commis l’irréparable. Elle n’était qu’une esclave ! Une esclave qui avait transgressé.

Elle eut beau se débattre, ils la saisirent par les chevilles et les poignets, et l’amenèrent dans la cour.

Un grand cercle s’était déjà formé, et elle pouvait voir tous les autres, les autres esclaves, et lire sur leur visage, leur tristesse, leur colère pour certains. Mais ils devraient assister sans broncher, se taire. Il fallait qu’il donne l’exemple à tous. Cette fille, cette moins que rien avait commis le sacrilège. Et lorsqu’il l’avait vu sur son cheval, lorsqu’il avait vu, cette magnifique cavalière, à la peau couleur d’ébène, monter aussi bien, il en avait ressenti une colère indescriptible, une rage hors du commun. Ce n’était qu’une esclave, une pourriture d’esclave ! Elle allait donc payer.

Le Maitre savait manier le fouet comme personne, il le faisait claquer dans l’air, pour ensuite foudroyer ses victimes là où il voulait, avec une précision redoutable. Le contremaitre et les gardes eux se contentaient de jouer du bâton, histoire de la ramener vers le centre, histoire qu’elle soit prise au piège. La séance dura de longues minutes, ses vêtements partaient en lambeaux tandis que sur sa peau de longues zébrures sanguinolentes, apparaissaient les unes après les autres. Il jouissait littéralement.

C’est pourtant le contremaitre qui eut le dernière mot. Celui là aussi elle le connaissait bien ! Et finalement entre lui et le Maitre existait une connivence bien rodée. Tous les deux se détestaient, mais ils se rapprochaient pourtant quand il le fallait. Le Maitre décidait, alors que l’autre à force d’une autorité infaillible et sans limite, faisait appliquer. Transgresser était pour le second, presque pire que pour le premier et il ne pouvait supporter que l’on fasse preuve d’un tant soi peu de liberté ou d’autonomie. Lorsque le contremaitre la faucha dans sa course tandis qu’elle tentait d’échapper à ses bourreaux la douleur à la jambe la stoppa net, et elle s’écroula comme une masse en hurlant de douleur, tenant son pauvre genoux entre ses mains. Il s’approcha d’elle, la regardant sans sourciller, un petit sourire satisfait sur le visage. Elle avait eu son compte, elle n’était pas prête de recommencer.

Et ensuite ?

Les autres la transportèrent jusqu’à sa couche, et sa mère, pauvre femme qui ne savait rien faire d’autre qu’acquiescer et pleurer, s’agenouilla près d’elle et lui caressa les cheveux. Sans doute pour la première fois.

Bien des jours plus tard, elle se déplaçait péniblement avec ses béquilles de fortune. Le contremaitre n’avait pas cru bon de prévenir le médecin ! Ce n’était qu’une esclave après tout.

Elle était désormais estropiée, infirme, un poids mort qui passait maintenant la plupart de ses journées en cuisine, aux corvées quotidiennes.

Bien sur que de ne plus voir le cheval était une souffrance, mais à cette souffrance, s’en ajoutait une autre… Elle ne pouvait plus danser, plus jamais. Sa joie finit par disparaître, remplacé par l’aigreur, la haine même.

La vie avait continuée ainsi, elle n’avait plus désormais d’échappatoire et supportait quotidiennement les reproches silencieux de sa mère.

Elle eut malgré tout quelques temps plus tard une infime satisfaction. C’était un jour où il faisait très chaud et où le travail, particulièrement pénible, n’avançait pas. Le contremaitre, agacé, jouait de son autorité et de sa méchanceté pour accélérer les choses. C’est à ce moment là que le cheval et son cavalier apparurent. Personne ne sait exactement se qui se passa ensuite, toujours est il que l’animal prit peur et effectua quelques ruades avant que son cavalier ne puisse l’arrêter. Le plus touché fut le contremaitre, il eut la jambe brisée. Le médecin fit ce qu’il fallait, mais malgré tout, il porta ensuite la marque du fer de l’auguste animal à l’endroit même de la blessure. Et chaque jour de pluie, désormais, il boitait.

En écrivant ces lignes, je pleure toutes les larmes de mon corps. Je ressens non seulement ma peine, mais aussi celle de ma mère, dont je me sens responsable. J’ai osé transgresser et j’en paie les conséquences, j’en ai ressenti, une colère sourde, jamais exprimée.

Samedi 5 mai.

Cet après midi j’ai prévu d’aller à un cours d’équitation avec ma fille.

Je précise que j’ai repris cette activité en juillet 2017, après 18 ans d’arrêt. Arrêt provoqué par une relation, où mon compagnon de l’époque m’avait interdit de monter à cheval. Et où ma jument avait fini par se suicider et sa fille mourir à son tour… La douleur avait été si grande et je m’étais sentie si coupable, que j’avais fait une croix sur cette activité, pensant ne jamais y revenir. Mais lorsque j’ai vu ma fille que je venais d’inscrire, monter sur un cheval, et évoluer devant moi, quelque chose de très fort s’est passé, une émotion énorme m’avait traversée. Comme si toutes les raisons que j’avais invoqué, soit disant extérieures !, pour cesser cette activité étaient remontées à la surface, pour me dire : Es tu prêtes, enfin, à guérir cet endroit là ? J’ai donc repris tout naturellement, un peu comme si j’avais arrêté la veille. Rien de particulier, juste quelques courbatures au début, puis quelques semaines plus tard pourtant, une douleur à la jambe (même si je n’ai jamais mal lorsque je monte). Cette douleur, pas vraiment intense, est très particulière, il s’agit de deux points, de chaque coté du genoux. La douleur devient plus forte lorsque je le plie, puis s’atténue pour disparaître…

Ce samedi 5 mai donc, la monitrice attribue les chevaux à tout le monde, puis lorsque vient mon tour, elle me dit : Tu vas monter Rocco ! Pour moi c’est un choc instantané et c’est un peu comme si elle m’avait dit que j’allais chevaucher un dragon !

Je connais Rocco mais sans plus, il a une réputation. C’est un magnifique cheval Bai, aux origines inconnues et multiples. Il semble typé espagnol et arabe en même temps. Si on cherche la classe et l’allure, on regarde Rocco. Seulement Rocco est un peu fougueux. Je n’ai à priori pas peur des chevaux, pourtant un stress monumental s’empare de moi. Et mon premier contact avec lui est catastrophique. Je sens bien que le problème ne vient pas de lui, il vient de moi, uniquement de moi ! Je le prépare, je vais dans la carrière, j’écoute les consignes et je stress encore et encore. Et puis j’y vais. La monitrice m’a demandé de travailler sur ma moitié de l’espace et de ne pas me mêler aux autres. Dans ma tête, c’est l’apocalypse et je me demande encore pourquoi on m’a confié ce cheval ?

Et puis je marche. Il est un peu excité, je dirais du genre : jeune branleur qui se la joue. Et je marche encore. Et elle me dit que c’est bien. Et moi aussi je trouve que c’est bien tout compte fait, je commence à sentir ce cheval et mon stress s’éloigne peu à peu. Eh puis je trotte, et là, un choc ! J’en ai les larmes aux yeux parce que instantanément je réalise. Ce cheval, son allure, sa robe, son port noble, c’est exactement celui de cette nuit, c’est le même.

Je prends conscience de la valeur de cette rencontre. Une rencontre qui m’invite à revivre cette émotion, cette sensation, à guérir cette blessure béante… Et c’est magique, tout simplement magique. Je ressens l’Être magnifique qu’il est et j’ai l’impression de vivre des retrouvailles.

Et ce sont des retrouvailles ! La séance se passe merveilleusement bien ! Merci, merci Rocco !

Si je partage cette expérience, c’est pour monter notre capacité, au delà du temps et de l’espace à placer des indices, pour faire ressurgir, les mémoires restées en suspends, qui ont besoin d’être reconnues, et les émotions qui s’y rattachent qui ont besoin de nous traverser, afin d’être senties, ressenties, dans le but de procéder à une guérison.

Parce que cet exemple possède en réalité, des rattachements bien plus vastes dans ma propre vie. Il vient en reliance avec une expérience qui a commencé beaucoup plus jeune, même si à l’époque j’étais encore ignorante.

J’ai eu la chance d’aller plusieurs fois au Sénégal avec mon premier fils alors bébé, mon compagnon étant alors expatrié. Lorsque j’ai découvert l’Afrique, j’ai tout de suite aimé l’ambiance, particulièrement les odeurs, les couleurs et si je ne m’y suis pas installée définitivement, c’est parce que je trouvais que mon mari et ses collègues de travail avaient des attitudes esclavagistes, qui me mettaient hors de moi.

Au large de Dakar, il y a Gorée, l’ile aux esclaves. J’y suis allée de nombreuses fois. Il y avait toujours un joueur de Djembé qui répétait sans cesse le même rythme envoûtant. Et puis la maison des esclaves elle même, donnant directement sur la mer. Je me souviens qu’à cette époque le clapot de l’eau devant l’ouverture m’avait semblé familier. Ma fixation pour l’endroit était telle qu’elle m’a obsédée pendant plusieurs années et que quelques 8 ans plus tard, alors que j’avais quitté l’Afrique depuis longtemps, j’avais même fini par écrire une chanson sur Gorée, allant jusqu’à adresser les paroles à Yannick Noa et Jean Louis Aubert. Du Sénégal j’avais rapporté un gros Djembé, que mon deuxième fils a détruit lorsqu’il avait 6 ans. Et ensuite 16 ans plus tard, mon compagnon suivant alors que je venais de lui annoncer que je le quittais, m’a offert un Djembé, tout aussi gros que le premier !

Il y a les rencontres et les retrouvailles inconscientes par la suite. J’ai eu la chance de travailler dans l’hôtellerie à Lorient avec une femme Sénégalaise très chère à mon coeur, pendant une dizaine d’années. Il y a environ 4 ans, à l’occasion d’un extra en restauration j’ai croisé une jeune femme qui pratique la Capuera. Elle m’avait beaucoup intriguée et si les cours n’avaient pas été si loin de mon domicile je me serais inscrite.

Et puis il y ces crispations, parfois ces douleurs au niveau de mes poignets et de mes avants bras. J’ai beaucoup de mal à tendre les bras et les mains et à laisser quelqu’un me les tenir. Presque instantanément j’ai envie de m’échapper, avec beaucoup de violence, j’ai envie qu’on me lâche, comme si ma survie en dépendait.

Dans cette vie ci, au travers de cette expérience toute particulière, j’ai pu reconnaître, le maitre, le contremaitre et ma propre mère !

Forcément lorsque j’ai réalisé l’importance de ces rencontres, mon émotions est devenue si forte, qu’elle a fait ressurgir tous ces souvenirs… Et surtout elle m’a permis de mettre en évidence, la tendance que j’avais à abdiquer, (parfois même avant de me lancer), face à une autorité plus forte que la mienne. J’ai réalisé que j’avais « décidé » de me soumettre et ensuite que l’opportunité de guérir cela venait de m’être donnée.

Cet exemple est un exemple parmi tant d’autre, parce que notre vie, rattachées à toutes nos autres vies, passées futures, dans un temps simultané, un temps qui n’existe pas comme nos yeux d’humains le voit. Notre vie donc se charge de ramener à la surface les expériences nécessaires à notre aventure humaine. Nous sommes tous à la fois, victimes, bourreaux, endossants des rôles, jouant dans des pièces de théâtre, en ignorant que se sont des pièces de théâtre, destinées à nous apprendre à Être.

Nathalie Cariot

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