L’effet Mandela

L’effet Mandela

L’effet Mandela dans ma vie…

Il y a un peu plus d’un an et demi, je suis venue m’installer dans un village qui s’appelle Aïnhoa. Lorsque je suis arrivée là, j’ai eu sur le champ l’impression de faire un retour aux sources. C’est d’ailleurs plusieurs mois plus tard que mon propriétaire m’a expliqué qu’Aïnhoa tirait son nom d’un mot basque qui voulait dire les sources. Le village abrite en effet de nombreuses sources.

J’ai tout de suite eu la sensation d’être chez moi, sans pourtant avoir des origines Basques (à priori!), et j’aime beaucoup cet endroit.

Depuis que j’y suis, je dirais que mes perceptions, même si elles étaient déjà importantes, se sont accrues. J’ai de fréquentes visions de vies antérieurs, pour moi même ou pour d’autres, mais surtout depuis mon arrivée ici j’expérimente l’effet « Mandela ». Au début j’ai cru que mon imagination me jouait des tours, mais des faits, très différents, dans des contextes n’ayant rien à voir les uns avec les autres m’ont amenés à prendre conscience que tout ceci était bien réel.

Aujourd’hui je partage ces expériences… Certains seront sans doute dubitatifs, mais pour d’autres, cela confirmera des impressions qu’ils ont déjà eu, eux même, ou qu’ils vont avoir !

Non ! Vous n’êtes pas fous ! Et, Oui, nous avons tous des facultés autres que ce que l’on veut bien nous faire croire et oui nous vivons tous des expériences qui vont bien au delà de tout ce que l’on nous raconte. Notre corps physique accompagnés de ces sens ordinaires, ne perçoit qu’une infime partie de ce qui est. Plus nous avons conscience de ceci, plus il nous paraît alors évident, que nous sommes plus que ce corps, plus que notre vie sur terre et que même nous naviguons, parfois dans l’ignorance la plus totale, dans différents espaces du temps.

N’oubliez pas que la vie qu’on nous donne à voir est en fait une vaste pièce de théatre destinée à nous faire vivre des émotions. Il y a en réalité des milliards de pièces, qui se croisent, s’entrecroisent, se permutent dans le but suprême de faire prendre conscience, qu’au delà de ce Jeu/Je, il y a notre grandeur, le divin que nous sommes, la Source de toute chose.

Je vais vous raconter maintenant quelques anecdotes où j’ai pris conscience de changements de ligne de temps. L’effet Mandela.

Nous partons en vacances avec mes enfants en Normandie pendant une semaine. Avant notre départ, nous vérifions tout. Puis je retourne à la maison avec les enfants, parce que j’ai des doutes sur le chauffage. Effectivement nous avons oublié le chauffage de la salle et même il est positionné sur le 8 ! Je le coupe et ma fille vérifie après moi. Dans la précipitation, l’un d’entre nous fait tomber une sculpture en bois que j’ai faite. Je ronchonne un peu à cause du retard que nous prenons, mais je prends le temps de la remettre en place. Puis nous partons.

Une semaine plus tard, lorsque je mets la clé dans la serrure, une véritable bouffée de chaleur, nous saute à la figure. J’entre, je vois ma sculpture étalée par terre et je me précipite sur le radiateur : Il est à 8. En réalisant qu’il est resté allumé pendant une semaine, à fond, je pique une crise contre moi même. En me disant : « Comment j’ai pu faire un truc pareil. Alors que je croyais avoir tout vérifié ! » Je ronchonne ainsi pendant un long moment, jusqu’à ce que l’un de mes enfants me dise, mais enfin ça n’est pas possible Maman, rappèle toi, nous sommes revenus, tu as remis ta sculpture en place et tu as coupé le chauffage. Et ma fille de confirmer, j’ai moi même revérifier après toi ! Et là, oui je me souviens de tout. Il faut dire que comme je suis quelqu’un de très tête en l’air, je m’organise en conséquence depuis de nombreuses années. Et si je dois partir longtemps je vais forcément vérifier plusieurs fois, quitte à faire demi tour si j’ai un doute.

A partir de ce moment et les jours suivants, avec mes enfants nous avons tout imaginé. Nous avons pensez que nous avions eu la berlue tous les 4 en même temps. Et que nous avions « cru«  pour le chauffage et que nous avions « cru«  pour la sculpture, alors que c’était faux. Ou encore que quelqu’un s’était introduit dans la maison, et avait lui même fait tombé la sculpture et qu’avant de partir il avait allumé le chauffage à fond. Etc, etc… L’histoire de l’intrusion était vraiment tirée par les cheveux, mais dans le doute, j’ai quand même décidé de changer de serrure.

Je change donc de serrure… J’en achète une belle, fiable. Pendant plusieurs semaines j’utilise cette serrure et tout va très bien.

Tout va très bien jusqu’au jour où j’égare mon trousseau de clés, qui comprend ma clé de voiture. C’est un égarement du style : je les avais cinq minutes avant, dans les mains, je les pose sans changer de lieu et là, plus rien. Je me remémore tout ce que j’ai fait auparavant, je cherche donc dans le seul endroit où je suis allée dans les minutes qui précèdent l’égarement. Mais rien ! Je mets alors mes enfants à contribution et pendant 5 heures, pour de vrai, nous mettons la maison sans dessus dessous. Elle n’est pas très grande. Nous avons vidé tous les placards, tout retourné, regarder plusieurs fois partout, re-rangé. Nous avons même appelé Saint Antoine. Bref, rien. Comme c’était la seule clé de voiture que j’avais, l’autre ayant disparue au cours de mon déménagement, je me fais prêter un véhicule, tout en continuant à chercher. Puis à la fin du 4ième jour, alors que me décide à commander un double pour ma voiture, là, bien visible sous mon canapé, les clés. Mon canapé est surélevé par rapport au sol ce qui fait qu’il est facile de voir dessous et que bien évidemment nous avons tous vérifié à cet endroit de nombreuses fois. Je suis tellement contente que même si tout ceci m’interpelle… Bref ! Je passe à autre chose.

Quelques jours plus tard, alors que je veux fermer ma porte d’entrée à clés, je constate que je ne peux pas, c’est comme si ma clé et ma serrure n’allaient plus ensemble. Par contre lorsque j’essaie de l’intérieur tout va très bien. Un peu embêtée je me résous à partir en laissant la porte ouverte. Lorsque je reviens le soir, je vérifie ma serrure à nouveau et là tout fonctionne parfaitement. Je me dis simplement que je ne devais pas avoir les yeux en face des trous quelques heures plutôt. Par contre, lorsque quelque semaines plus tard, en voulant rentrer chez moi je constate que ma clé refuse d’ouvrir ma serrure… Je me pose de vraies questions. Heureusement pour moi, je savais que j’avais laissé la porte donnant sur le balcon ouverte et que le voisin avait une échelle.

Je n’ai jamais pu refaire fonctionner la serrure en question. Je me suis souvenue que j’avais gardé le barillet précédent et je l’ai simplement remis en place.

Un jour que je ramenais mes enfants de l’école, le voyant rouge de la jauge s’allume, mon fils qui est à côté me dis : Ah ! Il faut que tu fasses du carburant. Je lui répond j’irais demain. Le lendemain, lorsque nous partons pour l’école, mon fils toujours à côté de moi, me dit : Tiens le voyant du carburant n’est plus allumé ! Ce à quoi je réponds : Ah oui tu as raison, il s’est pourtant allumé hier en roulant. Je réfléchis un peu : C’est peut être à cause de la pente (je gare ma voiture toujours au même endroit dans une pente) Ou de la température, ajoute t-il. (ce jour là il faisait chaud) Bref… Je fais comme chaque jours mes 40 à 50 km quotidiens et le soir, presqu’arrivé à la maison, mon fils me dit : Ah, tiens le voyant carburant s’allume !…. Le lendemain matin en démarrant la voiture… Le voyant n’était plus allumé, de nouveau…. Je fais mes trajets habituels, (Plus de de 40 km par jour c’est quand même quelque chose) de plus en plus perplexe. Le soir, toujours avec mon fils, sur la route du retour, rebelote, le voyant s’allume ! Et le lendemain, rebelote à nouveau… Il est éteint ! Cette anecdote s’est produite trois jours d’affilés. Ce n’est que le 4ieme, que je suis allée faire le plein.

C’est à ce moment que je crois avoir relu un article sur l’effet Mandela… Et que forcément je me suis dit… Peut être ?

Je fais partie d’un collectif de créateurs et d’artistes. C’est la mairie de Cambo qui nous loue une des maison dont elle est propriétaire au Bas-Cambo. Nous logeons depuis plus d’un an dans une de ces maison, anciennement un hôtel, dont les portes ainsi que les serrures et les clés de l’étage sont d’origine. Alors que nous utilisons les lieux depuis plusieurs mois, la clé des toilettes disparaît subitement. C’est un peut embêtant, parce que vue que le penne ne fonctionne plus, seule la clé permet de fermer la dite porte. J’ajoute que dans ce lieu, à part au cours de réunions communes, nous avons juste l’habitude de nous y croiser. Je ne sais donc pas si les autres ont cherché la clé, ou pas ? Eh puis il y a enfin une réunion. Et là forcément je demande : « Au fait vous ne savez pas où est la clé des toilettes par hasard ? » Une première me répond : « La clé ? Quelle clé ? Y’a jamais eu de clé ! » Le deuxième ajoute : « Moi j’ai jamais fermé cette porte. » Et la troisième : « Y’a pas de clé ! Et on est même obligé de tenir la porte pour pas qu’elle s’ouvre quand on fait pipi. » Même si j’ai été stupéfaite, je n’ai rien dit. Mes enfants connaissent bien les lieux et eux aussi en même temps que moi avaient constaté la disparition de la clé. En rentrant chez moi, c’est là que je réalise, que durant cet espace temps où je vivais avec la clef, je faisais malgré tout des incursions dans le monde du sans clé. En effet je me suis souvenue avoir vu des personnes aller aux toilettes en tenant la fameuse porte. Et moi de me dire, pourquoi diable tiennent-ils la porte au lieu de fermer à clef !

Ce qui est très drôle dans cette histoire, c’est que quelques mois plus tard, à l’occasion d’une autre réunion, quelqu’un a dit : « Et pour la clef, on pourrait pas faire quelque chose maintenant qu’elle a disparue. Parce que c’est pas pratique de devoir tenir la porte quand on est aux toilettes. » Je n’ai rien dit, mais j’ai bien cru tomber de ma chaise.

Depuis que je suis à Ainhoa, je me sens donc chez moi. Et je me promène souvent le soir dans le village avec ma chienne. Comme c’est très petit, je connais toutes les rues. Et pourtant un soir, dans une des rues où j’ai l’habitude de passer je longe une haie que je ne reconnais pas vraiment. Je me dis que c’est à cause de l’obscurité. Eh puis soudain, au beau milieu de la fameuse haie, je vois un passage assez étroit, mais assez long entre deux haies, perpendiculaire à la première. J’emprunte ce passage et là j’arrive dans une rue parallèle à celle que je viens de quitter et que je reconnais tout de suite. Je suis tellement surprise de découvrir ce passage, et surtout de ne pas l’avoir remarqué auparavant, que je vais le traverser une bonne dizaine de fois. Ma chienne est tellement étonnée de me voir faire, qu’elle va se prendre au jeu elle aussi et courir comme un folle dans le passage en question. Eh puis je rentre chez moi. Quelques jours plus tard, quand je retourne me balader dans le village, le passage n’est plus là… Et tout est redevenu comme avant.

Un jour je suis invitée à un concert, et nous pique niquons avec des amis. Il y a là un jeune homme qui lorsqu’il prend une part de melon, se met à nous parler de son frère pour nous expliquer que celui-ci a un problème. Un problème récent. Voilà ce qu’il nous dit : « Hier mon frère à table nous a dit qu’il détestait le melon quand on lui en a proposé. Et pourtant, il a toujours aimé le melon mon frère et il en a toujours mangé. Sauf que là il nous a dit que c’était faux, et il nous a fait un cirque pas possible parce qu’on insistait ! »

Depuis plusieurs années je fais des soins, avec l’imposition des mains. C’est soins peuvent donner lieu par la suite à des méditations guidées que j’enregistre pour la personne, où à des méditations de groupes. Si je me suis mise à faire cela, c’est parce qu’au cours de ces soins, je vois souvent des scènes, des images, des situations. J’ai appris à remarquer qu’elles étaient souvent reliées à des émotions qui en quelque sorte n’avaient pas été suffisamment, reconnues et vécues. Qu’elles étaient comme restées en suspend, alors qu’elles avaient besoin d’être entendu afin de guérir la blessure s’y rattachant. Toujours depuis que je suis à Ainhoa, ce travail particulier, tout comme le travail collectif que je fais, a évolué dans le sens où, j’ai la sensation d’être parfois plongée dans une réalité, dans un espace temps antérieur, tout en ayant la possibilité en conscience d’y avoir une action dans notre présent. Je m’explique. Je fais un soin à une personne qui m’est chère et qui a un soucis de communication. Elle veut dire les choses mais s’en sent en quelque sorte empêchée et elle ne se sent pas entendue. Depuis que je l’ai rencontrée, je sais que ce sont des retrouvailles entre elle est moi. Durant le soin, me voilà aussitôt plongée chez les Mayas. Elle est en quelques sorte une Guérisseuse, une Prêtresse. Seulement comme elle a suscité des jalousies, pour avoir annoncé des vérités, elle est condamnée à mourir. Je vois d’ailleurs en tout premier qu’elle meurt. Et ensuite je vois très précisément une scène, qui se déroule sous mes yeux, une scène où je suis moi même présente, cachée, dans un renfoncement. Elle, elle arrive, courant à toute vitesse, pour échapper à ses poursuivants. Au moment où elle passe devant moi, je l’agrippe et je la sauve. Ensuite ce sont quelques images. Elle est vivante et elle part se réfugier dans la montagne.

C’était la première fois et je faisais un soin et où j’étais à ce point partie prenante, dans le sens où j’ai eu l’impression d’agir, de poser une action avec la personne, qui provoquait un changement de ligne de temps.

Lorsque le soin s’est terminé, j’ai beaucoup parlé avec cette amie, forcément. J’étais tellement marqué et elle aussi. Je n’en revenais pas. Elle n’en revenait pas. Elle était stupéfaite, surtout lorsqu’elle m’a dit : que les Mayas, étaient un peuple qui lui parlait beaucoup. C’est le genre d’expérience qui de mon point de vue, vous frappe, de manière indélébile.

Alors qu’elle ne fut pas ma surprise, il y a quelques jours lorsque je lui ai reparlé de cette aventure, qu’elle me réponde : Hein, de quoi tu parles ? Non, je me souviens absolument pas de cela…

J’ai croisé ce week end, l’Ami B, une personne avec qui j’ai discuté de l’effet Mandela, lors d’un salon sur le bien être à Bayonne. Il n’avait jamais entendu parlé de ce phénomène. Par contre alors que je lui parlais, il a tiré ses cartes, il m’a dit la chose suivante : Je ne sais pas à quoi ça sert, de vivre ce genre d’expérience, mais une chose est sur, cela te met en joie. Il a ajouté : Avant ces expériences il y avait beaucoup de tensions et de colères dans ta vie. Je ne m’attendais pas vraiment à ce qu’on me dise cela.

Et pourtant en y réfléchissant c’est assez vrai !

Pourquoi cela me met-il en joie ?

En fait je prends conscience que j’expérimente l’effet Mandela depuis bien plus longtemps que cela tout compte fait. Déjà avec mon ancien compagnon. Notre relation, de type perversion narcissique, était épouvantable, destructrice, avec des accès de violence parfois terrible, même s’ils n’étaient que verbaux. Il m’accablait de tous les maux de façon permanente et je me comportais en victime. Mais aujourd’hui je ne peux que constater, qu’ensemble où séparément, nous passions notre temps, à changer de ligne temporelle. Ce qui attirait des situations, inexplicables. Pour parler des plus marquantes, je me souviens par exemple, d’un trou dans un mur, à l’intérieur de la maison, apparu comme par enchantement. D’un robinet cassé sans raison. D’une voiture, soit disant déplacée dans un endroit où je n’étais jamais allée. Et de tant d’autres choses… D’après lui, puisqu’il n’était pas le responsable, j’étais forcément la coupable. Et il m’est même arrivée de me demander à cette époque si je n’étais pas folle, puis, si lui même n’était pas fou…

Récemment, alors que nous sommes séparés depuis plus de deux ans. Une scène où nous étions toujours ensemble et où la situation entre lui et moi étant encore pire que ce que j’avais connu, m’est apparue.

Alors pourquoi ces expériences me mettent-elles en joie ?

Un ensemble de choses, sans doute. Mais je dois reconnaître que c’est agréable de se dire que nos perceptions sont justes et de les accueillir simplement comme telles. En ce qui me concerne, dans ma vie, ces sauts temporels, m’ont apporté et m’apportent quelques clefs.

C’est pour cette raison que je partage avec vous ceci et aussi parce qu’à ce salon Bien Etre, une personne m’a dit : « Pourquoi tu te caches ? »

Que l’Amour nous guide toujours et que la Vérité nous libère.

Merci à toutes ces personnes merveilleuses qui croisent notre chemin, et nous tendent une lanterne. Nous avons le choix de prendre cette lanterne, ou pas, pour nous éclairer.

Nathalie Cariot le 14 novembre 2017

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